Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 10:00

Extrait du Document Le budget, les dettes et le déficit, Tous coupables !?

 

Le budget est un sujet sérieux qui ne prête habituellement pas à rire et qui ne semble souvent intéresser qu'un public d'experts et de bureaucrates dont on ne perçoit pas toujours l'intérêt qu'ils peuvent lui porter. Si l'on se réfère aux rapports, aux documents établis, aux «bleus», aux «jaunes» souvent bien compliqués, peu lisibles pour le néophyte, réservés aux experts, on peut comprendre qu'ils ne passionnent pas le citoyen, qui se débat pour équilibrer ses comptes, dans son registre simplifié à deux colonnes, revenus et dépenses.

Pourtant, nous sommes tous concernés par le budget, que nous le voulions ou non. Car nous y contribuons tous plus ou moins, par l'impôt (sur le revenu, TVA, TIPP, etc.) en profitant aussi de ses largesses (protection, subventions, exonération fiscale, etc.), comme citoyen/contribuable/consommateur.

En pratique, le budget est la traduction d'une gestion, de la gestion courante de l'entité Etat et société française, dans toutes ces composantes, comme pour toute entreprise, association, ménage. Il exprime aussi une politique, la concrétisation des mesures d'un programme, tous objets confondus (économique, sécuritaire, social, ....) , celles du gouvernement en place et des membres du parti majoritaire au Parlement, que nous avons élus de notre plein gré.

Le budget traduit aussi des idéologies : conservatrice ou libérale, de droite ou de gauche, de laxisme ou de rigueur dépensière, de circonstances (relance par la diminution de l'impôt, par exemple), de contraintes maîtrisées ou subies, etc. Et, il faut bien l’avouer, parfois quelques pensées électorales. Il n'est pas qu'un simple alignement de mesures et de chiffres. Comme les comptabilités d'entreprise, qui témoignent des comportements des dirigeants, de leurs dérives, ou de leur bon sens, de leur capacité à gérer l'avenir et la survie de leur société, au-delà de leurs propres intérêts immédiats.

Liberté, Egalité, Fraternité : la devise de la République française inscrite dans la Constitution exprime à elle seule le rôle de l'Etat qui concourt aussi à améliorer le sort de ses nationaux en redistribuant aux plus pauvres et démunis, tant que faire se peut, une part des revenus des plus aisés, de la manne fiscale ou de l'emprunt, dans une logique de fraternité et de solidarité, propre à toute collectivité.

 

Les niches fiscales, les réductions exonérations d'impôt, les aides sociales diverses et multiples témoignent de cet état providence, de choix de société très présents dans la vie des citoyens et des entreprises. Si l'argent ne fait pas le bonheur, comme le disait le milliardaire américain Jean-Paul Getty (1892-1976) «Je ne peux malheureusement acheter que ce qui est à vendre, sinon il y a longtemps que je me serais payé un peu de bonheur», nous savons qu'il y participe. Ce à quoi, donc, la solidarité, l'Etat et les associations caritatives s'efforcent d'y pourvoir dans la mesure de leurs moyens, aujourd'hui réduits. 

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Par jean - Publié dans : Audit Budget et déficit
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 08:34

A voir sur le sujet le Tome III

Du Rapport public annuel 2012

Les activités

De la Cour des comptes

Sur le site http://www.ccomptes.fr/

Par jean - Publié dans : Contrôle des comptabilités commerciale et publique
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 17:52

 

Voir le Document

 

Le dispositif de contrôle interne budgétaire

Cadre de référence interministériel

Edition de juin 2011

 

sur le site

 

http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/

 

Par jean - Publié dans : 4 - Les méthodes d'audit
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 08:51

 

 

 

Extrait du Document Le contrôle des comptabilités commerciales et publiques

 

G Les principes comptables

La comptabilité, ce sont notamment des règles, des normes et des principes, qui se respectent. Nous verrons que ceux-ci sont parfois bafoués pour de multiples raisons (errements, négligences) et que des manquements et des fraudes sont commis, sans présenter tous un caractère intentionnel.

L’ensemble de ces principes applicables aux comptabilités commerciales, publiques et aux budgets constituent en soi des thèmes de contrôle.

Les principes comptables – et budgétaires – émanent du code de commerce, de la Loi organique n°2001-692 du 1 août 2001 (LOLF), du décret n°62-1587 du 29 décembre 1962 portant règlement général sur la comptabilité publique, des instructions budgétaires et comptables, au titre desquels la M14, pour les communes, des circulaires d’application, des avis et recommandations de l’Autorité des normes comptables. Certains qui n’y figurent pas toujours en tant que tels, ont été ajoutés par souci d’exhaustivité, en tant qu’outil de méthode d’approche et de contrôle.

Présentés ici sommairement, dans un ordre logique d’intervention, ils sont développés de manière plus détaillés, au chapitre ..........consacré à leur contrôle, par commodité pour le lecteur, qui y trouvera en un seul endroit les précisions utiles.

 

Sachant que ces principes ne sont pas absolus et connaissent de nombreuses exceptions et dérogations, qui brouillent et compliquent un peu, et plus parfois, l’analyse des faits, des écritures comptables et des bilans et budgets

 

 

 

Principes comptables et budgétaires

Nature/contenu du principe

Existence

Principe qui comporte pour un grand nombre d’entités l’obligation de déclaration (tribunal de commerce pour les entreprises), de détention d’un compte bancaire et de tenue d’une comptabilité. Et des compétences ou autorisations d’exercice de la profession (experts comptables, pharmacie, débit de tabacs, etc.)

Organisation comptable

Ce principe prévoit la détention de documents descriptifs du fonctionnement de la comptabilité, de l’application des procédures, de l’’utilisation des comptabilités informatiques

Transparence et communication

Principe qui comporte notamment la communication des budgets, des bilans et annexes aux administrateurs, associés, conseils divers, ainsi que pour certains d’entre eux au public.

Justification

Toute opération et tout enregistrement comptable doivent être justifiés.

Unité

Principe comptable et budgétaire qui veut que l’ensemble des recettes et dépenses figurent dans un document unique (bilan, compte de résultats, budget, ou dans des annexes).

Permanence des méthodes

Les opérations sont enregistrées selon une méthode identique pour chaque exercice, pour faciliter la tenue de cette comptabilité et permettre la compréhension des écritures, des bilans, comptes de résultats et budgets. Les règles du jeu ne doivent donc pas être modifiées en cours de partie. Quand elles le sont, elles doivent être justifiées et présentées.

Sincérité

Le principe de sincérité prévoit pour les entreprises par l'article L123-14 du code du commerce, que «Les comptes annuels doivent être réguliers, sincères et donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entreprise ». Ce principe s’applique dans l’absolu à toute entité.

Non compensation

Ce principe de non compensation prescrit que les éléments d’actif et de passif doivent être évalués séparément. Aucune compensation ne peut être opérée entre les postes d’actif et de passif du bilan ou entre les postes de charge et de produits du compte de résultat. Ce principe de non-compensation entre écritures, charges et produits vaut également pour le secteur public.

Prudence

La comptabilité générale est un outil d'information financière qui doit refléter la réalité de la situation de l'entreprise en prenant en compte les risques potentiels mais sans présumer des résultats positifs qui ne sont qu'hypothétiques ou latents. C'est ainsi que les pertes et risques éventuels, les dépréciations des biens conservés par l'entreprise sont constatées alors que les plus-values qui pourraient être réalisées lors de la vente éventuelle d'un bien immobilisé ne le sont pas.

La règle de prudence constitue une règle pessimiste qui tend à une sous-évaluation plutôt qu'à une surévaluation des biens et des résultats de l'entreprise. Cette règle de prudence, contrairement à ce que le déficit budgétaire de l’Etat pourrait laisser accroire, vaut également pour les entités publiques.

Indépendance des exercices

En application de ce principe, on considère que les exercices sont indépendants entre eux et que chaque année comptable est une nouvelle année, les compteurs étant en quelque sorte remis à zéro. Chaque exercice d'une durée fixée à douze mois ne doit donc comporter en vertu de ce principe que les données se rapportant aux opérations réalisées au cours de la période concernée, sous les réserves suivantes.

Annualité

Les exercices comptables couvrent une année, généralement l’année civile, ou dans certains cas une période en relation avec l’activité de l’entité (agricole par exemple) ; en matière de comptabilité publique, les recettes et dépenses sont votées pour une année civile. Le budget s’applique sur cette même période.

Equilibre

Principe applicable notamment aux budgets des collectivités territoriales. Et aux comptes en général. Ce principe d’équilibre des dépenses et recettes s’applique actuellement aux collectivités territoriales et non à l’Etat, qui est en cours de discussion, au travers la règle dite «d’or».

Inventaire et contrôle

Ce principe établit qu’un inventaire doit être réalisé annuellement. Notamment lors de la clôture des comptes, en fin d’exercice

Le principe de contrôle implique notamment dans certaines conditions l’intervention de commissaires aux comptes, mais aussi des administrateurs de sociétés, des associés, des comités d’entreprise, des conseils régionaux, généraux, municipaux (organe délibérant). Et pour certaines entités la certification des comptes.

Universalité

Principe qui prévoit que, comme le mentionne le Mémento fiscal du Maire disponible sur le site internet http://www.colloc.bercy.gouv.fr/ «L'ensemble des recettes est destiné à financer l'ensemble des dépenses. Il existe quelques dérogations à ce principe, par exemple les dons et legs qui ne peuvent être utilisés que dans un but déterminé. De plus, le budget doit décrire l'intégralité des produits et des charges sans compensation ou contraction entre les recettes et les dépenses»

 

 

Par jean - Publié dans : Contrôle des comptabilités commerciale et publique
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 09:25

A signaler la parution

  

du Rapport de la Commission des affaires sociales sur la proposition de loi sur le financement des comités d’entreprise,

  

par  M. Nicolas PERRUCHOT, Député

 

le 18 janvier 2012.

 

disponible sur le site de l'Assemblée nationale

Par jean - Publié dans : Infos, actualités, à signaler
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